Les oeuvres de Terry Cavanagh aka distractionware

Le 14/04/2009 à 22:41 par DukeNico

Judith

Chez Modaddict on aime bien les trucs originaux. Je profite de la sortie de son dernier jeu “concept” sobrement appelé Judith pour vous parler de 2 autres de ses créations plutôt originales de ce type pas comme les autres qui aime expérimenter dans le storytelling le plus immersif possible tout en restant extrêmement minimaliste grâce à des palettes de couleurs 8-bits, des mélodies simplistes et un gameplay basique.Je préfère le dire en début d’article : je suis un fan.

Judith est avant tout un histoire racontée en utilisant un moteur en raycaster (une vieille mais efficace technologie simulant de la 3D grâce à un plan en 2D). Le but est simplement de découvrir ce qui s’est passé dans le château en ruine où vous et votre amante vous rendez. A travers son moteur “3D” en 640*480, ses sprites old-school et ses quelques mélodies pianotées, Terry arrive à attraper le joueur et à le scotcher devant son écran pendant un bon quart d’heure.

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Don’t Look Back est déjà plus un jeu qu’un “essai contemplatif” comme l’est Judith. Le joueur est ici confronté à un plateformer 2D toujours old-school où il devra s’enfoncer dans les profondeurs terrestres retrouver l’âme de sa défunte compagne. Ici le challenge est présent et plutôt corsé : des pics et ennemis de partout, parfois requérant une bonne coordination, une précision millimétrique et des tirs bien placés. Les boss sont également de la partie et vous donneront du fil à retordre je peux vous l’avouer. Même si l’histoire bien qu’abstraite a une place importante, le côté “jeu” reste plus exploité, et c’est à mon sens la meilleure réalisation de Terry Cavanagh.

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Pathways est encore un essai bizarre. Le plus bizarre de tous. Ce n’est plus un jeu, mais plutôt un livre interactif. Le pitch est très simple : on ne peut qu’avancer et choisir où l’on veut aller à certaines intersections, qui influenceront la fin de l’arc. Le jeu se termine étrangement quand l’on a exploré tous les arcs possibles, allant de la fantasy à l’adultère… Ici est mis en avant le concept de choix et de destinée. Mention toute particulière à la femme que l’on croise tous les début d’arcs en sortant de chez soi, qui étrangement n’est pas immuable comme le reste du monde. Une expérience assez étrange mais très intéressante.

Bon, là il va y avoir des gens qui vont râler. Des gens qui ne comprennent pas que des choses simples peuvent faire passer beaucoup d’émotions en utilisant les notes qu’il faut, les couleurs adéquates… Que voulez vous, c’est un peu comme la poésie, ça n’atteint pas tout le monde de la même manière. Certaines personnes ne voient pas dans le jeu vidéo une occasion particulière de s’exprimer mais plutôt comme un défi. Et bien c’est dans Don’t Look Back que ceux-ci pourront peut être s’initier à cet étrange “art”… Si ils sont toujours pas convaincus, c’est juste que c’est pas leur truc.

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  1. | #1

    J’étais tombé sur Don’t Look Back il y a quelques temps… Excellent.
    Avec cette news j’ai eu l’occasion de tester Pathways et Judith, c’est tout autant génial, ce mec est un génie du jeu et du 8-bit, à surveiller.

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