Genetos ou l’évolution des shoot’em up en quelques niveaux

Le 13/08/2009 à 23:30 par Matiiou

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Les shoot’em up, ou shmups pour les intimes, ont toujours figuré parmi mes jeux préférés. Petit, c’est sur Space Invaders que je m’exerçais, avant de me lancer dans Beamrider, un titre qui avait beaucoup plus de pêche sur la même console. Ensuite, gros trou noir jusqu’à l’arrivée de la Super Nes dans ma chambre où R-Type, Axelay et Pop’n TwinBee se bataillaient pour la conquête de mon coeur. Ne parlons surtout pas de Parodius 3 qui m’a toujours donné de bonnes excuses de ne pas faire mes dissertations de français. Quelques jeux d’arcade et de NeoGeo sont également venus ponctuer mon parcours  avec les excellents 19XX: The War Against Destiny, Raiden Fighters et AeroFighters. Quelques années après, c’est Ikaruga qui s’incruste aux “réunions de travail tardives”.

Aujourd’hui, je tombe sur Genetos qui nous raconte l’histoire du shoot’em up au travers de quatre niveaux. Le premier niveau commence évidemment par un simili de Space Invaders avec un gameplay des plus basiques : déplacements latéraux uniquement, cadence de tir très faible et ennemis pas trop véloces mais nombreux, qui descendent au fur et à mesure. La subtilité est que la mort des vaisseaux adverses libère des sphères à récupérer pour venir remplir un jauge d’évolution. Aux trois quart pleine, le boss ramène sa fraise. Entièrement pleine, elle fait évoluer le gameplay du niveau en cours vers quelque chose de plus récent. Dans notre exemple, on se retrouve avec un vaisseau plus détaillé pouvant tirer à plus forte allure et pouvant se déplacer suivant quatre directions. Les ennemis deviennent également plus forts.

A la mort du boss, on change de niveau et donc d’époque avec une gameplay encore plus avancé, des effets plus folichons rappelant toujours des monuments du genre (je vous laisse la surprise) et des scènes de jeu un peu plus corsées. Au quatrième niveau, qui est le dernier de la version actuelle, on se retrouve évidemment avec des salves de centaines de boulettes à éviter tout en tirant sur tout ce qui bouge.

Vous comprenez maintenant pourquoi je vous ai raconté ma vie en première partie. En jouant à Genetos, je me suis vu, joystick, manette ou clavier entre les mains, en train de m’extasier sur des shoot’em up emblématiques. Le plus marquant étant sûrement pour moi Raiden Fighters qui fut le jeu sur lequel j’ai dépensé le plus d’argent de poche. Et j’en avais de l’argent de poche à l’époque : je gagnais dix francs à chaque fois que je remplissais correctement mes tâches ménagères hebdomadaires … soit moins de quarante francs chaque mois. Oui, j’économisais beaucoup avant de claquer toutes mes pièces.

Je suis pressé que sorte la version finale avec un niveau ultime représentant la cinquième génération de shoots. Cela viendra clore un chapitre mais pas un livre ! Genetos n’est certes pas le meilleur du genre mais c’est une bonne expérience qui nous renvoie dans notre passé. Les shoot’em up ne sont pas prêts de mourir même si depuis pas mal d’années, nous restons plus ou moins bloqués sur les maniac shooters et les reprises de hits comme R-Type et Gradius.

Site web

http://www.tatsuya-koyama.com/software/wg002_genetos_eng.html

Téléchargement de Genetos 0.60

http://www.tatsuya-koyama.com/php/dl_ranking.php?id=genetos_trial2_eng

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